La photo de Saint Gatien vue aérienne en noir et blanc.


Notre site.

Menu.


Cette page, a déjà été lue 5681 fois. Dernière modification effectuée le 22/09/2014 à 15:15

En forêt de Saint Gatien des Bois
Touques et Bonneville.

Notes historiques sur la fondation du prieuré de Saint Martin au Bosc.

Les sources :

Par deux fois, cette revue a entretenu le lecteur de ce mystérieux domaine, enclave perdue au plus profond du massif forestier de Saint Gatien, qui intrigua tout d'abord le docteur Bureau (numéro de janvier 1975) puis plus récemment Claude Primois (numéro de février 1981).

Tous deux avaient posé leurs pas dans ceux du Commandeur H. Le Court ; lequel, en premier fit paraître un article sur « Le Prieuré de Saint Martin au Bosc » dans la revue catholique du 15 janvier 1916. Il poursuivait ses recherches sur le sujet depuis 1914 et s'inquiéta de savoir, le prieuré constituant une dépendance de l'abbaye de Fécamp, si les archives de la Seine Inférieure, et tout particulièrement le cartulaire de l'abbaye mère, renfermaient des renseignements sur cette fondation. Il lui fut répondu négativement le 15 juin 1914, réponse surprenante puisque, peu de temps après, Chevreux et Vernier produisaient dans « Archives de Normandie et de Seine Inférieure» en fac similé (planche V) et, imprimé in extenso, l'acte de fondation de Saint-Martin « in Saltu Bonevillensi » (Note : 01).

Le professeur Musset dans l'ouvrage scientifique qui fut composé (L. Durand et fils éditeurs, Fécamp 1959) à l'occasion du 13ème centenaire de la fondation de l'abbaye de Fécamp (658-1958), a étudié et comparé les fondations et conditions de développement des prieurés de Saint Gabriel et de Saint Martin au Bosc.

Enfin, et nous en aurons fini avec cette énumération de travaux, Marie Fauroux, dans le « Recueil des Actes des Ducs de Normandie de 911 à 1066 » paru en 1961, reprend la charte de fondation de Saint Martin au Bosc et la compare avec une copie du XIIIème siècle tirée du cartulaire de Fécamp. Monsieur l'archiviste, correspondant de notre Commandeur trouvillais, vous aviez bien peu cherché ! (Note : 02)

Document de valeur que cette charte de fondation (Note : 03), parchemin de 45 sur 34 centimètres, authentifiée par toute la famille ducale d'une croix : celle de Guillaume, celle de Mathilde, celles de leurs deux fils aînés, Robert que l'on dira Courteheuse, et Richard d'Avranches qui mourra d'un accident de chasse en Angleterre. Et sont présents comme témoins, les grands vassaux du centre de la Normandie : Roger de Beaumont, compagnon et conseiller du duc, Roger de Montgomery, Herluin de Conteville (époux d'Arlette et donc beau-père de Guillaume) ainsi que Hugues, évêque de Lisieux, et Durand, abbé de Troarn.

Cette abbaye de Troarn ayant été fondée en 1059, et Herluin de Conteville étant mort vraisemblablement à l'abbaye de Grestain en 1066, on peut dater la charte de la période de 1059-1066. D'ailleurs elle relate des transactions et une reconstruction qui se déroulèrent sur plusieurs années.

La copie du XIIIème siècle présentée en parallèle par Marie Fauroux est sensiblement plus longue : elle inclut des donations et acquisitions qui, de toute évidence, intervinrent après la dédicace de l'église.

L'intitulé du premier document: « Carta de Sancto Martino Flavillae » (au verso du parchemin, écriture du XIIème siècle et le texte même de la copie du XIIIème qui nomme deux fois « Sancto Martino de Flavilla » nous font découvrir le toponyme primitif et disparu : Flaville Dès l'époque pré-normande s'élevait à la source du ruisseau des Ouis (ruisseau que connaissent tous ceux qui ont visité le bourg de Touques) l'église du domaine de Flaville, enserré dans la forêt. Etait-ce fondation d'ermites à l'époque carolingienne ? Etait-ce domaine de clairière agricole ? Nous n'en savons rien, si ce n'est l'inévitable légende locale rapportée voici un siècle par l'instituteur de Saint Gatien (archives départementales du Calvados) : la première, se serait réfugiée en ce lieu, et y aurait vécu dans la solitude forestière, une princesse atteinte de la lèpre. J'y vois, au pire, une extrapolation romantico savante sortie des travaux de l'historien de Pont-Audemer, Canel, qui dans son « Essai sur l'arrondissement de Pont-Audemer » (1834) cite le cartulaire de l'abbaye de Préaux dans lequel, nous le verrons, notre prieuré est appelé «Sancti Martini Flaviville». On a dû lire cela ; il n'y a pas loin de Pont-Audemer à Saint Gatien, ni de Flaviville à « Domaine de Flavie » ni de Flavie à notre princesse … Au pire, dis-je, car, au mieux, le lecteur pourra y voir quelque vestige de vérité.


La fondation :

En ce milieu du XIème siècle sortirent de l'abbaye de la Sainte Trinité de Fécamp, deux moines profès : Pierre et Déodat, avec l'assentiment de leur abbé, Jean de Ravenne.

Nous savons que ces deux religieux vécurent, avant leur prise d'habit, à la cour ducale de Normandie et qu'ils y étaient honorablement considérés. Les textes semblent donner la prééminence à Pierre, lequel pourrait avoir appartenu à la parentèle ou à la clientèle noble de Roger de Beaumont et être originaire de la région de Pont Audemer - Quillebeuf.

Nos moines, attirés par la vie érémitique vinrent s'installer en forêt de Bonneville. Lucien Musset remarque (in « Normandie romane ») :

« Même dans l'ordre bénédictin, qui ne fuyait pas le monde avec l'âpre hostilité de certaines des générations monastiques suivantes, un vallon près d'un bois et d'une source suffisait à tous les besoins … La prière monastique montait encore plus pure du sein d'une nature encore presque inviolée ».

C'est d'ailleurs, après la renaissance des grandes abbayes normandes, l'époque d'un essaimage monastique qui va enrichir de fondations nouvelles la province et particulièrement, la Normandie moyenne. Le Monastère de Fécamp joua un rôle majeur dans ce retour de l'Eglise régulière en Basse Normandie après l'époque troublée de la conquête Scandinave. Et grande époque cette aube de notre millénaire, riche de conquérants tels Jean de Ravenne, abbé de Fécamp qui entraîne ses équipes à essaimer en pionniers dans les « déserts » de la province, administrateur accompli sachant pourvoir à la dépense nécessaire mais aussi tenir compte exact, écrit et détaillé des acquisitions.

Hommes attachants aussi ces moines du XIème siècle, nobles ou notables de la cour ducale, capables de se retirer en des solitudes forestières dans un érémitisme absolu, mais capables encore de convaincre seigneurs et possédants d'avoir à doter leur installation misérable contre une promesse de compensation céleste tout aussi bien qu'avec espèces sonnantes et trébuchantes, pâte foisonnante de piété, de rudesse et d'efficacité pratique.

Pierre et Déodat s'installèrent donc près de l'église dédiée à Saint Martin à demi ruinée, élevée là de toute antiquité, dit notre texte. Ils sollicitèrent de pouvoir la restaurer. Le duc Guillaume y consentit, les aidant de ses deniers tout comme Hugues évêque de Lisieux (et seigneur du lieu, dépendance territoriale de Touques) ainsi que plusieurs barons de la cour ducale. Rappelons que nous ne sommes là qu'à une lieue du château de Bonneville. Le chemin forestier d'accès au prieuré encore cité au XVIIIème siècle partait d'ailleurs de la lisière la plus proche de cette résidence ducale, lieudit « les premiers chênes » (Note : 04) et la chasse due entraîner parfois ce beau monde jusqu'à la retraite des moines.

Les travaux de reconstruction achevés, nos ermites retournèrent à Bonneville et suggérèrent au duc de dédicacer le nouvel édifice. Vinrent, à Saint-Martin pour cet évènement Guillaume et son épouse Mathilde, l'évêque Hugues de Lisieux et Durand abbé de Troarn … Avant de passer à l'énumération de la dotation du nouveau prieuré, fondé en ce jour, notons qu'on ne procéda qu'à reconstruction partielle de l'antique église. Et je ne puis que renvoyer le lecteur à l'article de Claude Primois (février 1981) : une investigation approfondie des bases de murs de la chapelle montrerait-elle que nous sommes là en présence des vestiges du bâtiment le plus ancien du Pays d'Auge nord ? Ou bien y eut-il reconstruction totale à la fin du Moyen Age ?

Toutes les vicissitudes que subirent ces lieux ne nous sont pas connues et le pouillé de Lisieux dressé au XVIème siècle situe le prieuré de Saint Martin « dans le Brûlé sur Touques » (Prioratus Sancti Martini in usto super Touquam).


La dotation :

La dotation du prieuré sera géographiquement groupée par nous, pour plus de clarté en trois ensembles intéressant :
- pour le premier, Touques-Dauboeuf, au plus proche de Saint-Martin,
- pour le deuxième, Langrune (calvados),
- pour le troisième, Saint-Thurien et ses environs (Eure).


Dotation à Touques, Dauboeuf et environs :

En premier lieu, Guillaume de Normandie confère en dot à Saint Martin au bosc une terre, du territoire de Touques, achetée par lui 9 livres aux fils de Roger, Robert et Croch « afin qu'on y construise ».

L'église de Saint-Martin ayant été remise aux moines avant les travaux de réfection, il s'agit donc ici de la parcelle qui va recevoir les bâtiments du prieuré, au plus proche du sanctuaire. Le lieu n'est pas du territoire de Dauboeuf mais de celui de Touques et l'évêque de Lisieux en étant seigneur autorise les constructions.

Le bocage (saltus) voisin étant désert ne pouvait constituer un apport de revenus ; Genscelin qui tenait le domaine rural de Dauboeuf (nous retrouverons souvent son nom) alloua en aumône au nouveau prieuré l'église du village dédiée à Saint Just avec ses dépendances. Le réseau paroissial se constitue alors peu à peu, il se tissera jusqu'au XIIIème siècle ; de sanctuaires ayant été édifiés aux frais des puissants (ou même, et c'est ici le cas semble-t-il, de propriétaires terriens de rang moyen), sont alors aux mains de ces laïcs qui leur attribuent une dotation de biens fonciers, le mansus integer (Note : 05), contribuant à faire vivre le desservant. En raison de cette remise l'abbaye de Fécamp devient « Seigneur spirituel » de Dauboeuf (titre dont se parera parfois, le prieur de Saint Martin au Bosc alors qu'il n'avait pas la présentation du curé).

Guillaume de Normandie complète ce don de l'église en remettant au prieuré le « service » de Dauboeuf, entendons le service noble de cheval et d'armes dû au prince en temps de guerre, c'est-à-dire la seigneurie temporelle - « pour la rédemption de son âme ». La charte remarque qu'il donna ce service « comme s'il était sien et lui appartenait ». La copie contenue dans le cartulaire de Fécamp explicite cette prudente formule : en réalité, le service appartenait à un certain Estormit, lequel fut requis par Guillaume d'avoir à le rendre. Estormit, nous ne savons pourquoi, s'enfuit en Espagne et le duc saisit les biens pour faire don du service au nouveau prieuré. Le duc donna encore le moulin situé à quelque distance dans le vallon (Note : 06) ainsi que, d'après les interpolations de la copie du XIIIème, des pâtures suffisantes pour nourrir six vaches et leurs veaux de deux ans, avec les bœufs et les porcs de sa réserve seigneuriale, du bois de construction et de chauffage à prendre dans sa forêt, deux chevaux de somme pour les transports de bois mort, poisson et bêtes mortes.

Le jour de la dédicace les dons furent nombreux :
- Hugues, évêque, donne une acre de terre, à Bonneville,
- Hébert donne une vergée de terre (Note : 07),
- Guillaume de Courseulles offre la moitié de la pêche dans les eaux de la Touques et une acre de pâturage ainsi que sept settiers de céréales,
- Herfred, frère de Genscelin déjà cité, promet une partie de la terre qu'il possède à Dauboeuf, s'il meurt sans descendance.

Notons que toutes les possessions du prieuré ici énumérées ont été remises en don gratuit. Il en est tout autrement, pour ce qui va suivre. Huit transactions sont détaillées qui intéressent la région de Langrune au nord de Caen et la région de Saint Thurien au nord de Pont-Audemer. Fort diverses elles semblent avoir été traitées à des époques très rapprochées car, parmi les témoins cités, Genscelin est présent à cinq ventes au moins, tant pour Langrune que pour Saint-Thurien.

A Langrune, Tancrède et Roger assistent à plusieurs transactions, Richard de Saint-Médard lui aussi est cité plusieurs fois à Saint Thurien. Seul Genscelin apparaît en tout lieu. Il semble donc y avoir eu déplacement de nos moines et ils furent accompagnés par Genscelin qui, peut-être, leur fournit le moyen de transport.

Pourquoi Langrune et Saint-Thurien ? Etait-ce les pays d'origine de Déodat et Pierre ?


Dotation à Langrune :

- Guillaume de Colombiers vend les dîmes de terres situées à Langrune (Note : 08) pour un prix total composite: dix livres et dix sols, un cheval valant cent sols, les prières du lieu et enfin… trois sols pour sa femme.
- Roger Malregard remet trois jugers et une demi-acre (Note : 09) de terre contre trois livres et quatre sols.
- Serlon vend trois acres de terre contre trente sols (Note : 10).

La copie du XIIIème ajoute que Radulf donna quatre acres et demi, toujours à Langrune, avant de devenir frère au prieuré de Saint-Martin.


Dotation dans la région de Saint-Thurien :

Le fief de Lamara ou de la Mare s'étend au XIème siècle sur deux paroisses au moins : Sainte Opportune Exnutreville, aujourd'hui nommée Sainte Opportune la Mare, et Beuville devenue Saint Thurien (Note : 11). Le nom du fief vient du grand étang, giboyeux et poissonneux la Grand' Mare nommée au Moyen-Age la Mare de Vambourg (Note : 12) située dans le Marais Vernier.

Le possesseur du fief, Geoffroy de Lamara, vendit donc à nos moines deux parts de la dîme de sa terre de Beuville (Saint Thurien) ainsi que la moitié des oblations, la moitié des dîmes et sépultures de l'église. Notons que les oblations - dons faits à l'occasion des baptêmes, mariages, confessions, fêtes, distributions de pain - ainsi que les dîmes des possessions de l'église et que les frais de sépultures se partageaient par moitié entre le curé desservant et le collateur, ici Saint Martin au Bosc, de façon très générale. Cette répartition de profits suscitera des querelles et procès en de nombreuses paroisses… Il en fut ainsi à Saint Thurien : au XIIème siècle Galeran de la Mare, chevalier ; Nicolas de la Mare, chanoine d'Evreux et le curé de Saint Thurien transigèrent avec l'abbaye de Fécamp au sujet des dîmes de Beuville appartenant au prieuré de Saint Martin au Bosc.

Mais continuons : le même Geoffroy de Lamara vend encore à Saint Martin « un colon entier de la terre de Wascelin, une moitié d'hôte de la terre à Peregrin ».

La tenure de Wascelin est celle d'un homme libre, le colon, assujetti à une charge globale et fixe : le cens. Pour les défrichements on attire ces tenanciers en leur consentant des conditions favorables sur des terres dont ils seront locataires de père en fils.

La tenure de Peregrin est encore plus spécifiquement celle d'un défricheur, l'hôte, installé en un point d'habitat dispersé. Son tènement est toujours restreint : masure, cour et jardin le plus souvent. Les défrichés sont loués non à cens fixe mais contre partage des produits. Une « moitié d'hôte » me semble indiquer que pour lui Saint Martin percevra la moitié des récoltes.

Geoffroy de Lamara vend d'autre part neuf jugera de terre et la dîme des poissons de Lamara (la Grande Mare). Il vend encore un prêtre nommé Odon, avec son église et la terre qui en dépendait, le tout pour cent sols.

Ne nous étonnons pas trop de cette vente de prêtre avec son église (Note : 13) : il ne s'agit nullement d'un droit arbitraire de possession sur la personne même ; l'église change de collateur, de patron. Et bien entendu, Odon y conserve les droits attachés à son ministère. De même Wascelin et Péregrin avaient été, ci-dessus « donnés ».

L'ensemble des ventes consenties par Geoffroy de Lamara le fut contre une somme de 26 livres et 10 sols cependant que son suzerain Roger de Beaumont et Adeline, femme de ce dernier, recevaient une once d'or et 20 sols.

Serlon de Lamara céda, gratuitement semble-t-il, les dîmes de ses possessions à Beuville. Enfin un certain Richard vendit la dîme de ce qu'il tenait à Beuville et une acre de terre contre 30 sols, son suzerain recevant 6 sols.

Nous en aurons fini, en ajoutant qu'en un lieu non précisé la femme de Bérangé vendit une acre de pâturage pour 9 sols.

Déborder de l'histoire simplement locale n'est pas notre propos, mais notons que, dans ce document particulièrement précis et détaillé, les spécialistes trouvent une source d'études variées : anthroponymie, toponymie (Note : 14), histoire des institutions provinciales ou rurales, etc. Le professeur Musset y a trouvé matière à réflexion, par exemple, sur la situation économique de notre province au XIème siècle :

« Le numéraire circule en Normandie au XIème siècle et souvent par grosses quantités. Les opérations financières que nous avons étudiées autour de l'abbaye de Fécamp en sont, par exemple, un témoignage évident : des paiements de 80, de 150 ou même 312 livres ne font pas reculer l'abbé Jean de Ravenne, au milieu du XIème siècle, lorsqu'il s'agit pour lui de défendre certains domaines contre les prétentions de seigneurs trop intéressés ou d'assurer la fondation des prieurés nouveaux de Saint Gabriel ou de Saint Martin au Bosc. Il s'agit de sommes énormes dont le pouvoir d'achat correspondrait à des millions, peut-être à des dizaines de millions de francs 1959 (Note : 15)... La Normandie, relativement aux autres provinces françaises, a connu une abondance remarquable de moyens de paiement ».

Quant à moi, je ne quitterai pas le long commentaire de ce document sans remercier madame Tixier qui pilota la barque en mer latine.


La retraite de Pierre à Saint Pierre de Préaux.

Hunfredus de Vieilles, père de Roger de Beaumont, avait reconstruit à Préaux près de Pont-Audemer, en 1033-1034 une abbaye dédiée à Saint-Pierre.

Nous retrouvons, fait exceptionnel, le moine Pierre dans le cartulaire de cette abbaye ; mais à la différence du cartulaire de Fécamp, l'acte original a disparu et il ne s'agit là que d'une notice remaniée, résumé de conventions diverses difficilement datables.

Pierre, après avoir vécu avec des frères dans la forêt de Bonneville à l'église Saint Martin de Flaville (nommée ici : Sancti Martini Flaviville), désirant se retirer en l'abbaye de Saint Pierre des Préaux donna à cette dernière la moitié de l'église de Sainte Opportune Exnutriville (Sainte Opportune la Mare), la moitié de la dîme de ce domaine et 46 acres de terre.

Page précédente. Retour au Sommaire. Page suivante.